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Points de vue sur le monde du travail
Photo: René Levita
Compétences pour les jeunes

De la prison à une vie meilleure

J’étais emprisonné pour vol de vanille.  Maintenant je travaille, je fabrique des parpaings et je n'ai aucune raison de retourner en prison.

Je veux travailler car il n’y a pas de bénéfice pour moi là-bas. Je ne veux plus jamais voler ce qui appartient aux autres.

Je suis prêt à conseiller mes amis pour qu’ils ne fassent pas la même chose que moi et je sens que c’est une obligation pour moi de les conseiller. 

Gros plan d’un main qui tient des gousses de vanille fraîches.

Ce qu’on a fait c’est qu’on a volé de la vanille. Nous étions deux. Nous nous sommes fait attraper et avons été emprisonnés.

© Emma Raboanaly

J’étais à la maison pénitentiaire d’Antalaha, et là-bas j’ai reçu une formation.  J’ai réussi, j’ai acquis des connaissances en tant que maçon et j’ai obtenu un diplôme.

Des prisonniers à la maison pénitentiaire d’Antalaha apprennent à fabriquer un parpaing.

Des prisonniers à la maison pénitentiaire d’Antalaha apprennent à fabriquer un parpaing.

© Emma Raboanaly

En prison, on a appris à fabriquer des parpaings, à les maçonner pour faire un mur, à faire les fondations, des coffrages et des poteaux. On a construit des petites maisons, une petite cuisine. On a appris beaucoup de choses là-bas.

Ce que je souhaite vraiment faire, c’est travailler pour gagner de l’argent et faire face à ma vie. 

Sergio Razafindramanana

Maçon

Après avoir reçu la formation, je suis revenu dans mon village. J’ai essayé de mettre en pratique mes connaissances et de fabriquer des parpaings.

Mais à cause de la pandémie de coronavirus, les ventes ont nettement baissé. L’affaire ne marche plus. Il n’y a plus de patrons pour les acheter. J’ai dû me débrouiller pour pouvoir survivre.

Sergio Razafindramanana

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L'oncle de Sergio, Sergio et son grand-père se tiennent à côté de parpaings fabriqués par Sergio.

Me voici avec mon oncle et mon grand-père.

© René Levita

Mon oncle est maçon, il a de l’expérience dans ce domaine et fait son possible pour m’aider dans l’acquisition de matériels.

Dès que ce coronavirus sera terminé, je retournerai à la fabrication de parpaings.

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